
Les Lépidoptères sont un ordre d’insectes dont la forme adulte est communément appelée papillon. Ils se caractérisent à l’état adulte par trois paires de pattes (comme tous les insectes) et par deux paires d’ailes recouvertes d’écailles de couleur très variée selon les espèces. Les lépidoptères pondent des œufs qui donnent naissance à des larves appelées chenilles. Ces dernières fabriquent de la soie, et forment ensuite souvent un cocon, ou une chrysalide, où elles se transforment en adulte.
Aucune étude n’avait à ce jour été réalisée pour synthétiser les connaissances sur la présence et l’évolution des Lépidoptères Rhopalocères sur le Marais Poitevin. Ce travail a été effectué en 2007 par les organismes du pôle « Entomofaune ».
L’étude dresse un premier état des lieux des connaissances sur les Lépidoptères diurnes du Marais Poitevin, en s’appuyant sur les études publiées, les collections consultables et les données aléatoires du réseau naturaliste associatif.
70 espèces sont présentes en 2007 sur ce territoire. Parmi celles-ci, trois relèvent de la Directive Habitats (Maculinea arion, Euphydryas aurinia, Thersamolycaena dispar) pour deux autres disparues (Maculinea telejus, Coenonympha oedippus) et 17 sont déterminantes sur l’une ou l’autre des régions concernées.
Les papillons représentent un cortège d’espèces bio-indicatrices de la gestion des milieux. Il comporte des espèces patrimoniales et constitue l’un des taxons entomofaunistiques à suivre dans le cadre de l’Observatoire.
C’est pourquoi, en 2010, un programme de suivi a été engagé sur 21 sites du Marais poitevin.
Cet inventaire permet d’établir un état initial des espèces, de mettre en place un suivi sur le long terme et de déterminer les caractéristiques des cortèges d’espèces pour les principaux milieux présents : marais mouillé bocager, marais ouvert, boisements humides, fonds de vallée, etc.
Au moins 58 espèces ont été observées, dont deux des espèces d’intérêt communautaire du site : Phengaris arion, Lycaena dispar.
L’imbrication des milieux entre eux a rendu difficile l’analyse des informations mais des spécificités de cortèges ressortent cependant comme les coteaux calcaires qui affichent la plus grande faune spécifique avec par exemples le Brun des pélargoniums (Cacyreus marshalli), le Céphale (Coenonympha arcania), le Silène (Brintesia circe), l’Azuré du serpolet (Maculinea arion) qui n’ont été observés que sur ce milieu. Le suivi sera reconduit en 2013, il permettra de tirer les premières conclusions significatives.
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