État initial de la fonctionnalité de la zone humide du Marais poitevin
Un premier état des lieux a été réalisé en 2019, complété en 2020 sur un échantillon étendu. Cela a permis d’établir un état initial de la capacité fonctionnelle du marais, base de référence pour les observations ultérieures.
Sur ce réseau d’échantillonnage, un relevé systématique de descripteurs permet d’évaluer les fonctions hydraulique, qualité et biologique de la zone humide. L’analyse qui en découle intègre les résultats de la prospection de 2019-2020, afin d’enrichir le travail initial.
Elle rend compte des trois fonctions clés de la zone humide à différentes échelles : l’ensemble de la zone humide (incluant le périmètre du contrat territorial des marais mouillés liés à la Sèvre Niortaise, au Mignon et aux Autizes) ; les périmètres des AT/CT opérationnels ; les entités de marais (desséchés, intermédiaires et mouillés), ainsi que la typologie des réseaux selon leur rôle hydraulique (primaire, secondaire et tertiaire) au sein du Marais poitevin.
Les résultats de l’étude mettent en évidence une disparité marquée entre les trois fonctions analysées de la zone humide.
La fonction hydraulique affiche de très bonnes performances, et ce, à tous les niveaux d’analyse (périmètre global, type de marais ou typologie de réseau). Bien que l’envasement constitue le principal facteur de dégradation, parfois aggravé par l’érosion des berges et la végétation envahissante, les travaux d’entretien récurrents assurent néanmoins une circulation hydraulique satisfaisante.
En revanche, la fonction qualité présente une altération intermédiaire, se situant entre les excellents résultats hydrauliques et les difficultés biologiques. Cette fonction est principalement pénalisée par un recouvrement rivulaire insuffisant et l’absence de végétation aquatique ; elle est néanmoins mieux préservée dans les marais mouillés et au sein du réseau primaire.
Enfin, la fonction biologique apparaît comme la plus dégradée, quel que soit le type de marais ou de réseau considéré. Ce déclassement s’explique surtout par l’absence de recouvrement rivulaire et une faible diversité d’hélophytes, des facteurs auxquels s’ajoutent le manque de végétation aquatique native et la pression exercée par les espèces envahissantes.












